Empathique, qu’attends-tu pour prendre toute ta place en entreprise ? - upupupconseil
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Empathique, qu’attends-tu pour prendre toute ta place en entreprise ?

Empathique, qu’attends-tu pour prendre toute ta place en entreprise ?

Quand on parle de posture commerciale, marketing ou managériale, l’empathie et la bienveillance sont promues comme moteurs de réussite. Pourtant j’ai l’impression qu’on associe peu les personnalités très empathiques à des modèles de succès. Qu’est-ce qui les empêche d’être au panthéon des super patrons ? Et comment bouger les lignes ? Cet objectif me tient à cœur en tant qu’entrepreneur, coach et individu, vous allez vite comprendre pourquoi…

Je me forme actuellement à la méthode Process com® et me suis soumise à l’inventaire de personnalité. Verdict : dominante empathique.

Selon l’Institut officiel Kalher Communication, 30% de la population mondiale est répertoriée dans cette catégorie.

Être un/une empathique, qu’est-ce que ça veut dire ?

Rappelons d’abord ce qu’est l’empathie. L’empathie, c’est la compréhension des émotions d’un autre individu, ainsi qu’une manière émotionnelle de saisir une situation à travers sa sensibilité.

En process com, il est établi 6 types de personnalité : Promoteur, Travaillomane, Persévérant, Rebelle, Rêveur et Empathique. Chacun possède en soi l’ensemble de ces types mais à des intensités et des niveaux différents, ce qui créer l’unicité de l’individu

Un profil de personnalité à dominante empathique a une question existentielle et un besoin fondamental d’y répondre : suis-je aimable ? En conséquence, l’empathique nourrit son besoin d’exister à travers des relations chaleureuses, des témoignages d’affection et de reconnaissance qu’il reçoit et qu’il donne.

Icônes de réussite professionnelle, où êtes-vous ?

Pour des besoins pédagogiques, mon formateur illustre chaque type de personnalité par des figures célèbres. Voici le référentiel :

Les 5 autres profils de personnalité sont tantôt associés à Descartes, à Léonard de Vinci, Martin Luther King, Clint Eastwood, BHL, Coluche, Depardieu, Noah, James Bond, Macron, … j’en passe et des meilleurs.

Et pour les empathiques, quelles sont les figures de références ? Mimie-Mathy, Régine, Mère-Thérésa, Nelson Montfort, Michel Drucker, et Susan de Desperate Housewife.

Pardon Michel D., et aussi pardon maman si je ne suis pas une sainte, mais je reste sur ma faim… Comparé aux autres types de personnalité, pas de politique, pas de révolutionnaire, pas d’entrepreneur présents dans l’imaginaire collectif …

Où est le problème avec les empathiques et l’image que l’on s’en fait ?

Dans le hors-série « Le pouvoir de convaincre » Harvard Business Review, ces experts analysent les différents types de managers dans l’exercice de leur pouvoir. Ils ont découvert que l’approche du pouvoir du manager est étroitement liée à sa motivation personnelle et à sa définition de la réussite. S’en suivent 3 catégories de manager : le manager relationnel, le manager au pouvoir personnel, et le manager institutionnel.

Le manager relationnel « aura tendance à préférer plaire plutôt qu’à exercer son pouvoir de manière à ce que le travail soit fait. Dans ses relations à ses collaborateurs, les décisions de ce manager sont fortement influencées par ce qui rendra les collaborateurs heureux et les ralliera à lui ».

Autrement dit, par crainte de perdre l’amitié de ses collaborateurs, ce manager ne prendra pas ses décisions de manière logique et il est décrit que s’en retrouvant affaibli et ne prenant pas ses responsabilités, il constituera à terme une menace pour ses équipes qui ne le percevront plus comme un manager compétent.

Voilà ce qui freinerait particulièrement l’empathique dans sa réussite : à un moment donné, son besoin existentiel primerait sur l’intérêt de l’entreprise. Et se laisser prendre au piège par son besoin d’être aimable… finira de toute façon par saboter son image.

L’empathique devient mauvais manager quand il tente de combler sa faille narcissique. On ne peut pas trouver la force de prendre certaines décisions quand on est suspendu à des sourires. Quand le maintien de l’harmonie prime sur tout le reste, comment faire durer l’engagement, l’effort et la satisfaction sur le long terme ?

Se libérer de ses ‘boulets’ et faire fructifier son don

Le potentiel d’un empathique est pourtant une pépite pour l’entreprise. L’empathique a l’aptitude d’accorder de l’attention à des signaux que d’autres ne perçoivent pas, la capacité à éviter les conflits relationnels et à fluidifier le travail d’une équipe. Et tout le monde sait qu’on a de plus en plus besoin de gens connectés au facteur humain, et capable d’intelligence émotionnelle. Au Danemark, on donne même des cours d’empathie à l’école !

Mais l’empathique doit faire un travail sur lui pour séparer le bon grain de l’ivraie.

Son objectif peut être de devenir un manager « for good », un manager institutionnel axé sur l’intérêt de son entreprise, un intérêt collectif, et qui sait récompenser les collaborateurs pour leurs contributions réelles aux objectifs.

Pour cela, l’empathique doit avant tout arrêter de vouloir être sympa. Si le travail de distinction entre comportement empathique et sympathique n’est d’abord pas si simple pour un empathique chevronné, je vous assure que le jeu en vaut la chandelle et qu’il porte rapidement ses fruits.

Comment y parvenir ? Quelques pistes.

  • Prendre conscience des points fort de son empathie.
  • Mieux comprendre ce qui nous limite à vouloir faire plaisir et déminer nos peurs.
  • S’entraîner à utiliser son empathie en conscience.
  • Trouver la juste distance.
  • Mobiliser les autres facettes de sa personnalité car, bonne nouvelle, on en a plusieurs !
  • Oser de nouveaux comportements, et voir qu’on y prend aussi du plaisir.
  • Sans oublier… expérimenter les bienfaits d’un coaching.
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